San Vicente
Avant de quitter Buenos Aires, nous avons passé trois jours chez Marcelo, aussi rencontré via CouchSurfing, qui nous a présentés a ses voisins et amis : Claudia et Mario, un couple très attachant amoureux de San Vicente et de leur petit coin de paradis : "El Lugar".
Villa Gesell
Fini Buenos Aires : direction le sud. Arrivée tardive et dans le brouillard à un camping vide près de Villa Gesell, un endroit aux allures de "ville fantôme" au début du printemps (càd maintenant) et qui nous rappelle un peu Blankenberge avec un petit coté "has been". Jour suivant ensoleillé : nous en profitons pour faire nos lessives et profiter du soleil. Puis nous reprenons la route pour Puerto Madryn.
Puerto Madryn
Puerto Madryn est une ville fort axée sur le tourisme maritime : voile, plongée, kite surf et ... les baleines. Nous devançons toujours les touristes : le camping du Automobil Club Argentino quasiment vide en atteste. Les rencontres avec d'autres voyageurs nous permettent de continuer à progresser en espagnol. Nous devons rester vigilants pour respecter notre budget quotidien de 80 pesos : nous marchandons presque systématiquenent le prix dans les campings. Pour le moment, plus que les logements ou la nourriture, ce sont les trajets qui nous coutent cher. Les excursions supplémentaires en bateau ou en bus sont donc exclues. Nou7s décidons donc de faire les trajets "visites" à pied ou en stop. Vite dit mais l'Argentine n'est pas la Belgique et les distances sont à l'échelle de ce (très) grand pays.
Exemple : pour se rendre de Puerto Madryn à la péninsule Valdez (une réserve naturelle ou se trouvent beaucoup d'animaux marins) il faut faire 200 km. Une fois sur place, il y a encore entre 70 et 100 km entre chaque site d'observation !
Comme la chance semble rester avec nous, le soleil brille (souvent), la température est même élevée pour la saison (+/- 20ª), et nous parvenons à visiter les alentours en faisant du stop sans trop de difficulté. La plupart des gens que nous rencontrons ainsi (touristes ou locaux) sont étonnamment accueillants et serviables. Nous observons peu d'autres touristes faisant comme nous ...
Finalement nous aurons eu un bon aperçu de la faune locale et, faute d'excursion en bateau, nous avons pu contempler les baleines depuis le ponton de Puerto Madryn : ces gros mammifères aimant venir donner naissance à leurs petits dans la baie entre octobre et novembre.
Notre séjour à Puerto Madryn se termine sur une note positive : un contact pris via le site
www.wwoof.org nous a répondu positivement. Nous quittons Puerto Madryn en direction de Gobernador Gregores qui semble être une trou perdu en plein milieu de la Patagonie.
Gobernador Gregores
Gobernador Gregores est une ville minière de 9000 habitants située à environ 200 kilomètres de la cote et accessible uniquement via des routes non asphaltées. Pas facile de s'y rendre sans voiture, surtout un dimanche (pas de bus). Bilan : une journée de stop (8h00->18h00) pour rallier l'estancia Santa Thelma (à 50 km delà de Gorbernador Gregores) depuis San Julian (sur la cote). Ce qui n'est pas mal ! Au programme : plein d'infos sur les mines d'or et d'argent avoisinantes et exercices d'espagnol.
Santa Thelma

Antoine Calonne un français qui, fin des années 90, a essayé de faire un voyage un peu comme nous (traverser l'amérique du sud du sud vers le nord) mais au lieu de faire du stop ou de prendre le bus il s'est acheté des chevaux. Bilan : il est tombé amoureux de la Patagonie et n'a pas été plus loin. En 2004, il a racheté une estancia à l'abandon et travaille depuis à sa restauration et au développement du cheptel de moutons. Débordant de projets et souhaitant également développer le coté touristique, il a construit un petit hotel de 4 chambres au sein de son estancia.
Comme celà fait pas mal de boulot, en 2007 à la recherche de personnes pour l'aider, il a eu l'idée de placer une annonce sur le site
www.wwoof.org et c'est comme ca que le 15 octobre dernier on s'est retrouvés à planter des fraises en Patagonie à l'ombre des éoliennes d'une estancia récemment réhabilitée. Après environ une semaine deux autres "couples" nous ont rejoints : Alban et Rémy (deux frères) et Simon et Sophie (de Bretagne).
Nous passerons près de 15 jours à Santa Thelma à réaliser une série de "petits travaux" comme :
- placer une barrière le long du chemin qui mène à l'entrée de l'estancia.
- agrandir le coral pour séparer lkes chevaux sauvages et les chevaux "débourrés"
- rassembler les moutons, les diriger dans les enclos pour la tonte, peser et rassembler les ballots de laine (+/- 200 kg par ballot)
- réparer 5 km des 60km de cloture qui délimitent l'enclos d'été de pature pour les moutons
et d'autres choses encore comme placer une barrière à l'entrée du "jardin".
Au final, cette expérience fut enrichissante et une première tentative de wwoofing très positive. Seul bémol : on voulait améliorer notre espagnol, pas facile quand on se retrouve dans un groupe de 7 francophones ...
Nous repartons de GG direction le Sud. Nous ralions Ushuaia en stop et en bus en seulement 24h (un nouveau record).
Ushuaia
Nous découvrons une ville en quelque sorte "victime de son succès" qui a grandit très rapidement et sans plan d'urbanisation digne de ce nom. Les inégalités sociales y sont flagrantes. Nous voulions voir à quoi ressemblait la fin du monde : c'est fait. Comme il n'y a au final pas grand chose à voir ni à faire, nous entreprenons l'ascension du mont "Martial" pour y voir le glacier du même nom. Détail amusant : au-delà de 700 m d'altitude, les "sommets" restent enneigés toute l'année. On se dit qu'à cette latitude, la Belgique aurait une toute autre allure.
Nous n'irons pas plus au nord (pas de Cap Horn donc) : aucun moyen autre que le bateau et rien que pour aller à Puerto Williams, le voyage coute 200 dollars par personne ! Pour ceux qui ne situent pas trop voici une carte de Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Cap_horn2.png, on voit qu'il y a encore de la route depuis Ushuaia. Bilan : se loger ici ne coute pas trop cher, par contre pour les petits budgets, exclues ballades en bateau et excursions en antarctique.
Pour le moment, nous sommes à Puerto Natales, près du parc Torres del Paine un peu au nord de Punta Arenas (on n'arrête pas de passer la frontière et notre passport se remplit à une bonne allure !) ou nous attendons que la météo soit plus clémente pour faire une randonnée dans le parc national Torres del Paine.
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