Bonjour à tous,
Hola todos,
Depuis notre dernière newsletter sur la route du café, nous avons parcouru quelques centaines de kilomètres supplémentaires en terre maya et, après dix mois à la découverte des pays d'Amérique latine, nous préparons peu à peu notre retour à Bruxelles.
Plus que le climat tempéré et la vie politique mouvementée du plat pays, ce sont vos visages que nous serons heureux de retrouver prochainement ! Si vous ne recevez pas immédiatement de nos nouvelles, que personne ne se vexe : on aura bien sûr envie de tous vous revoir, mais petit à petit et dans le calme, le temps de se réhabituer à la vie européenne (un an au rythme latino ça ne se perd pas en deux jours).
Pour votre information, nous prévoyons de consacrer les jours qui suivront notre retour à classer nos photos et vidéos (au total, plus de 2000 photos et 8 heures de vidéo) afin de réaliser un mini-montage vidéo du voyage avant que la vie à cent à l'heure de Bruxelles ne nous rattrape.
Queremos agradecer a quienes han tenido confianza en nuestro proyecto, hablándonos, aconsejándonos o compartiendo con nosotros durante el viaje. Ya descubrimos una parte de Latino América y sobretodo encontramos a gente como ustedes quienes nos impresionaron abriendo las puertas de sus casas y corazones. Sin ustedes, nuestro viaje no habría sido lo que fue, una aventura apasionante y rica en encuentros.
Sabemos que todavía nos faltan personas interesantes y lugares maravillosos por conocer. Sin embargo, ahora, después de diez meses de viaje, preparamos poco a poco el regreso a Brúselas. Ojalá que (confiamos) volvamos a vernos pronto en Bélgica o en cualquier otra parte del mundo.
Un abrazo fuerte. Hasta luego,
Au revoir, à tout bientôt,
Ced & Isa
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Dernières nouvelles
ICAmerica - 7
Mardi 24 juin 2008 - Sur la route du café
Après quelques semaines en Amérique centrale, nous vous proposons, pour vous tenir en éveil, de suivre nos pas à la découverte de la production du café, le deuxième bien le plus échangé dans le monde après ce satané pétrole. Notez que, paradoxalement, ces pays qui comptent parmi les plus importants exportateurs de café en consomment relativement peu.
Panama : la cueillette
C'est lors d'une balade dans les environs de Boquete, dans l'ouest de Panama, que nous avons découvert le beneficio "Sitton" où Rafael nous a gentiment accueillis et expliqué le fonctionnement de la récolte du café, dont il a la charge.
De novembre à février, des centaines de cueilleurs saisonniers sont engagés par les fincas de la région pour récolter les précieux fruits du caféier, appelés également "cerises". Les récoltes sont centralisées dans des beneficios et sont mesurées en latas de 5 kg. Un cueilleur est payé environ1,5 USD par lata récoltée.
Anecdote pour les amateurs : à Boquete, en 2007, certains sacs de Café Geisha se sont vendus à $130 USD la livre.
Costa Rica : le transport
En visitant le musée de l'hôpital de Puerto Limon, sur la côte est du Costa Rica, nous en avons appris davantage sur l'exportation du café et son histoire en Amérique centrale.
Au milieu du 19ème siècle, les premiers grains de café costa-ricain arrivèrent à Londres et rencontrèrent un succès immédiat.
Fin 19ème, le café représentait 90% des exportations du Costa Rica. Pour répondre à la demande croissante, un chemin de fer fut construit pour relier les hautes terres intérieures (où était produit le café) et la côte (où il était envoyé par bateaux). Les travaux furent menés sous la direction de Minor Keith, qui prendra plus tard une place importante dans la tristement célèbre United Fruit Company, après avoir initié l'exportation des bananes qui avaient été plantées le long du chemin de fer pour nourrir les ouvriers du chantier.
Nicaragua : le lavage
C'est sur l'île d'Ometepe, située sur le lac Nicaragua (un des plus grands d'Amérique latine) et ayant la particularité peu commune d'abriter deux volcans, que nous avons avons découvert les détails du processus de lavage dans une finca située sur les flancs du volcan Madera.
Suite à leur récolte, les grains sont extraits de leur cosse et sont ensuite placés dans un bain durant 24h afin de laisser l'arôme du miel de leur peau (ou tégument) les imprégner lentement. Ils sont alors brassés pour ôter le tégument et lavés une dernière fois dans un bain tiède.
Honduras : le séchage
C'est dans la région de La Esperanza, au sud du lac Yojoa, que nous avons rencontré Pedro en charge du contrôle qualité entre chaque étape du processus de séchage pour le "Café el Indio".
Les grains, après leurs bains successifs, sont d'abord égouttés et pré-séchés au soleil durant le mois de février. Ndlr : ce qui nous a paru logique car on voit mal comment faire sécher ces grains avec les draches monstrueuses du mois de mai que nous avons connues au Honduras (les plus fortes de tout notre voyage !). Ils sont ensuite séchés dans un four à 50 degrés et 11,5 % d'humidité durant 35 heures (ça c'est de la précision !).
Guatemala : la torréfaction
Aux alentours de Coban, dans les hautes-terres du Guatemala, la petite entreprise Kafé Maya s'est spécialisée dans la production et la torréfaction de café du pays. Nous y avons glané quelques renseignements supplémentaires.
Ce n'est que depuis le début du 20ème siècle que le café est torréfié avant d'être exporté et vendu. Avant cette époque, les grains de café "verts" (càd séchés) étaient achetés tels quels, cuits à la poêle et moulus à la main par chaque consommateur avant de pouvoir être percolés puis dégustés. Aujourd'hui les grains torréfiés sont exportés soit tels quels soit pré-moulus vers les marchés internationaux.
Pour en savoir plus : article Café sur Wikipedia.
Pour acheter équitablement du café (entre autres centro-américain) voici une liste de marques labellisées Max Havelaar.
Au revoir, à bientôt.
Les amateurs de caféine - Ced & Isa
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Panama : la cueillette
C'est lors d'une balade dans les environs de Boquete, dans l'ouest de Panama, que nous avons découvert le beneficio "Sitton" où Rafael nous a gentiment accueillis et expliqué le fonctionnement de la récolte du café, dont il a la charge.
De novembre à février, des centaines de cueilleurs saisonniers sont engagés par les fincas de la région pour récolter les précieux fruits du caféier, appelés également "cerises". Les récoltes sont centralisées dans des beneficios et sont mesurées en latas de 5 kg. Un cueilleur est payé environ1,5 USD par lata récoltée.
Anecdote pour les amateurs : à Boquete, en 2007, certains sacs de Café Geisha se sont vendus à $130 USD la livre.
Costa Rica : le transport
En visitant le musée de l'hôpital de Puerto Limon, sur la côte est du Costa Rica, nous en avons appris davantage sur l'exportation du café et son histoire en Amérique centrale.
Au milieu du 19ème siècle, les premiers grains de café costa-ricain arrivèrent à Londres et rencontrèrent un succès immédiat.
Fin 19ème, le café représentait 90% des exportations du Costa Rica. Pour répondre à la demande croissante, un chemin de fer fut construit pour relier les hautes terres intérieures (où était produit le café) et la côte (où il était envoyé par bateaux). Les travaux furent menés sous la direction de Minor Keith, qui prendra plus tard une place importante dans la tristement célèbre United Fruit Company, après avoir initié l'exportation des bananes qui avaient été plantées le long du chemin de fer pour nourrir les ouvriers du chantier.
Nicaragua : le lavage
C'est sur l'île d'Ometepe, située sur le lac Nicaragua (un des plus grands d'Amérique latine) et ayant la particularité peu commune d'abriter deux volcans, que nous avons avons découvert les détails du processus de lavage dans une finca située sur les flancs du volcan Madera.
Suite à leur récolte, les grains sont extraits de leur cosse et sont ensuite placés dans un bain durant 24h afin de laisser l'arôme du miel de leur peau (ou tégument) les imprégner lentement. Ils sont alors brassés pour ôter le tégument et lavés une dernière fois dans un bain tiède.
Honduras : le séchage
C'est dans la région de La Esperanza, au sud du lac Yojoa, que nous avons rencontré Pedro en charge du contrôle qualité entre chaque étape du processus de séchage pour le "Café el Indio".
Les grains, après leurs bains successifs, sont d'abord égouttés et pré-séchés au soleil durant le mois de février. Ndlr : ce qui nous a paru logique car on voit mal comment faire sécher ces grains avec les draches monstrueuses du mois de mai que nous avons connues au Honduras (les plus fortes de tout notre voyage !). Ils sont ensuite séchés dans un four à 50 degrés et 11,5 % d'humidité durant 35 heures (ça c'est de la précision !).
Guatemala : la torréfaction
Aux alentours de Coban, dans les hautes-terres du Guatemala, la petite entreprise Kafé Maya s'est spécialisée dans la production et la torréfaction de café du pays. Nous y avons glané quelques renseignements supplémentaires.
Ce n'est que depuis le début du 20ème siècle que le café est torréfié avant d'être exporté et vendu. Avant cette époque, les grains de café "verts" (càd séchés) étaient achetés tels quels, cuits à la poêle et moulus à la main par chaque consommateur avant de pouvoir être percolés puis dégustés. Aujourd'hui les grains torréfiés sont exportés soit tels quels soit pré-moulus vers les marchés internationaux.
Pour en savoir plus : article Café sur Wikipedia.
Pour acheter équitablement du café (entre autres centro-américain) voici une liste de marques labellisées Max Havelaar.
Au revoir, à bientôt.
Les amateurs de caféine - Ced & Isa
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